Un Signe du Ciel
Zéro 0, le point• & l'infini ∞
Un signe du Ciel
Zéro 0, le point • & l'infini ∞
« …même lorsque les écritures devinrent des signes phonétiques,
on ne put jamais leur enlever
toute la part de symbolisme
sur laquelle se fondait principalement leur caractère
sacro-saint. »
Extrait de La langue sacrée ;
la cosmoglyphie, le mystère
de la création, Émile Soldi
Le Zéro a fait un long périple pour venir jusqu’à nous. Et pour être tout à fait honnête, certains s’en seraient bien passés ! Pourquoi ? Parce qu’on n’aimait pas tellement le voir se promener tout seul sur nos copies. Un zéro équivalait à la sanction suprême. D’un coup,
on ne valait plus rien. Réduit au néant
par une ridicule petite bulle, adieu les regards gratifiants et les propos élogieux de nos professeurs, de nos camarades ou de nos parents. La couronne de lauriers se transformait en couronne d’épines. On était marqué au fer rouge de la nullité. Le Zéro nous faisait dégringoler illico presto les barreaux
de l’échelle qui menait au paradis d’une classe sociale tant convoitée. Mais d’où vient-il ?
Il prend sa source dans la langue arabe.
Le mot « Sifr » qui signifie le « vide », c’est-à-dire l’absence de matière (origine également du mot chiffre), a été transmuté en « Zephyrus / Zephirum » pour s’adapter au latin. Puis l’italien
en a fait un « Zéfiro » qui par abscission du « fi » est devenu notre Zéro. Aurait-il, en quelque sorte traversé la Méditerranée ? Avouons-le, l’Occident doit ses connaissances
en mathématique, et en science en général,
à ses amis orientaux. Parmi les différents ouvrages qui ont eu un impact dans
nos contrées, ceux de Muhammad ibn Musa Al-Khawarizmi sont assez signifiants. Au passage, l’un de ses traités, traduit sous le titre
de « Liber Algorismi » nous laissera le mot algorithme. Al-Khawarizmi était
un mathématicien, géographe, astrologue et astronome originaire de Perse. Né dans l’actuel Ouzbékistan, il vécut au IXème siècle et écrivit plusieurs livres en langue arabe
(invasion arabo-musulmane oblige…)
dont l’« Abrégé du calcul par la restauration
et la comparaison », considéré
comme le premier manuel d’algèbre (al-jabr /restauration, qui veut dire « ce qui signifie
la même chose ») ou encore le « Traité du système de numération des Indiens », qui fut rendu accessible aux lettrés non-arabisants
par sa traduction en latin, dont le « De numero indorum ». On devine par ce titre « De numero indorum » que la connaissance du système
de numération et des nombres étudiés
par Al-Khawarizmi venait d’Inde. D’ailleurs, dans un traité de cosmologie sanskrit
du Vème siècle, le « Lokavibhâga », on trouve déjà le mot « shunya ou sunya » représentant le zéro, et qui peut traduire des notions comme :
vide, espace, éther, non-produit, non-existant, absent ou néant créateur. Tant en Orient qu’en Asie, la notion de vide, de vacuité ou de néant est représentative du principe qui sous-tend
la pensée. Elle est le néant créateur.
Par conséquent, le mot n’est pas une simple convention arbitraire. Le mot est l’émissaire d’une connaissance plus profonde issue des principes universels. Cela nous amène
à comprendre que ce zéro, issu du néant, a fait bien plus de chemin que la simple traversée
de la Méditerranée…
Alors inutile de pointer votre index les enfants !
« …même lorsque les écritures devinrent des signes phonétiques, on ne put jamais leur enlever
toute la part de symbolisme sur laquelle se fondait principalement leur caractère sacro-saint. »
Extrait de La langue sacrée : la cosmoglyphie, le mystère de la création, Émile Soldi
Le Zéro a fait un long périple pour venir jusqu’à nous. Et pour être tout à fait honnête, certains s’en seraient bien passés !
Pourquoi ? Parce qu’on n’aimait pas tellement le voir se promener tout seul sur nos copies. Un zéro équivalait à la sanction suprême.
D’un coup, on ne valait plus rien. Réduit au néant par une ridicule petite bulle, adieu les regards gratifiants
et les propos élogieux de nos professeurs, de nos camarades ou de nos parents. La couronne de lauriers se transformait
en couronne d’épines. On était marqué au fer rouge de la nullité. Le Zéro nous faisait dégringoler illico presto les barreaux
de l’échelle qui menait au paradis d’une classe sociale tant convoitée. Mais d’où vient-il ? Il prend sa source dans la langue arabe.
Le mot « Sifr » qui signifie le « vide », c’est-à-dire l’absence de matière (origine également du mot chiffre), a été transmuté
en « Zephyrus / Zephirum » pour s’adapter au latin. Puis l’italien en a fait un « Zéfiro » qui par abscission du « fi » est devenu notre Zéro.
Aurait-il, en quelque sorte traversé la Méditerranée ? Avouons-le, l’Occident doit ses connaissances en mathématique,
et en science en général, à ses amis orientaux. Parmi les différents ouvrages qui ont eu un impact dans nos contrées,
ceux de Muhammad ibn Musa Al-Khawarizmi sont assez signifiants. Au passage, l’un de ses traités, traduit sous le titre
de « Liber Algorismi » nous laissera le mot algorithme. Al-Khawarizmi était un mathématicien, géographe, astrologue
et astronome originaire de Perse. Né dans l’actuel Ouzbékistan, il vécut au IXème siècle et écrivit plusieurs livres en langue arabe
(invasion arabo-musulmane oblige…) dont l’« Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison », considéré
comme le premier manuel d’algèbre (al-jabr /restauration, qui veut dire « ce qui signifie la même chose ») ou encore
le « Traité du système de numération des Indiens », qui fut rendu accessible aux lettrés non-arabisants par sa traduction en latin,
dont le « De numero indorum ». On devine par ce titre « De numero indorum » que la connaissance du système de numération
et des nombres étudiés par Al-Khawarizmi venait d’Inde. D’ailleurs, dans un traité de cosmologie sanskrit du Vème siècle,
le « Lokavibhâga », on trouve déjà le mot « shunya ou sunya » représentant le zéro, et qui peut traduire des notions comme :
vide, espace, éther, non-produit, non-existant, absent ou néant créateur. Tant en Orient qu’en Asie, la notion de vide,
de vacuité ou de néant est représentative du principe qui sous-tend la pensée. Elle est le néant créateur. Par conséquent,
le mot n’est pas une simple convention arbitraire. Le mot est l’émissaire d’une connaissance plus profonde issue des principes universels.
Cela nous amène à comprendre que ce zéro, issu du néant, a fait bien plus de chemin que la simple traversée de la Méditerranée…
Alors inutile de pointer votre index les enfants !
Ciel étoilé
Tablettes mésopotamiennes, Planisphères célestes
Historiquement, zéro était représenté par un simple point. Par exemple, les astronomes babyloniens l’utilisaient comme marqueur
de position vide. Nous vous proposons de retourner dans le croissant fertile pour nous replonger dans le contexte.
Les Babyloniens scrutaient le ciel pour observer le mouvement des astres. Soleil, Lune, planètes et autres corps célestes
s’y manifestaient comme des points lumineux dans le ciel. Quoi de plus naturel que d’utiliser un point pour les observateurs
des étoiles pour noter une position. Munis de leurs tablettes d’argile fraiche, il suffisait d’enfoncer l’extrémité arrondie
de leur calame pour former un point en creux, qui de fait, pouvait retranscrire parfaitement le phénomène de position vide.
Ça n’est qu’une supposition bien sûr, néanmoins elle nous apparaît comme logique et cohérente c’est pourquoi nous vous la proposons.
Ainsi le point et le zéro auraient un vide en commun ! À ces époques reculées et jusqu’au XVIIème siècle, astronomie et astrologie
n’étaient pas dissociées, il s’agissait de deux branches, différentes et complémentaires, de la même science.
D’ailleurs les savants eux-mêmes pratiquaient plusieurs disciplines. Les sciences relevaient d’une forme de pensée unifiée
(et non pas unique !) qui se déclinait dans différents domaines de manifestation. Ce concept est à la base même de l’astrologie.
L’énergie « Une » de l’univers se manifeste sur terre à travers douze archétypes différents que représentent les signes du zodiaque.
Et, ce qui était prépondérant, dans cette façon de concevoir le monde, c’était l’étude du ciel, de ses mouvements et de leurs effets
sur notre Terre. Aujourd’hui encore, il existe toute sorte de points en astrologie. Certaines positions, vides de planètes,
sont considérées et étudiées comme point d’impact, point focal, foyer, point de polarité, point apogée… C’est très intéressant,
car nous verrons que cette notion d’impact ou de foyer se retrouve explicitement dans la définition du mot punctum (point en latin).
En astrologie, tout commence par la date, l’heure et le lieu de naissance qui permettent d’établir le thème astral.
En prenant un peu de recul, nous pouvons concevoir que ces données ne sont en réalité rien d’autre que des points précis
de l’espace (le lieu) et du temps (la date et l’heure). Nous pouvons alors considérer que chaque position de planète
inscrite sur un thème astral correspond à un moment cosmique donné, un instant suspendu dans sa course galactique, mémorisé par un point,
exprimé par une unité de mesure, le degré, et placé sur un cercle, la roue du zodiaque. Autrement dit, le point comme la position d’une planète
est un arrêt sur image qui n’a pas d’existence fixe. Il est en évolution constante : il est et il n’est plus comme tout ce qui compose l’univers.
Il n’a d’existence que par l’observation de l’observateur, par son influence énergétique imprégnée dans la matière (elle-même énergie densifiée)
et étudiée par l’astrologie. Le point est un instant de l’univers, chargé de toute l’énergie de ce moment cosmique et donc de son potentiel .
De ce point de vue, la notion de vide en tant que néant créateur exprimée par le point et le zéro nous semble intelligible,
Vous nous suivez, n’est-ce pas ? Vous noterez au passage que notre thème astral étant la mémoire d’un moment cosmique atteste
que nous soyons toutes et tous filles et fils de l’Univers, porteuses et porteurs de son énergie.
Historiquement, zéro était représenté
par un simple point. Par exemple,
les astronomes babyloniens l’utilisaient
comme marqueur de position vide. Nous vous proposons de retourner dans le croissant fertile pour nous replonger dans le contexte.
Les Babyloniens scrutaient le ciel pour observer le mouvement des astres. Soleil,
Lune, planètes et autres corps célestes
s’y manifestaient comme des points lumineux dans le ciel. Quoi de plus naturel que d’utiliser un point pour les observateurs
des étoiles pour noter une position. Munis
de leurs tablettes d’argile fraiche, il suffisait d’enfoncer l’extrémité arrondie de leur calame pour former un point en creux, qui de fait, pouvait retranscrire parfaitement
le phénomène de position vide.
Ça n’est qu’une supposition bien sûr, néanmoins elle nous apparaît comme logique et cohérente c’est pourquoi nous vous la proposons.
Ainsi le point et le zéro auraient un vide
en commun ! À ces époques reculées et jusqu’au XVIIème siècle, astronomie et astrologie
n’étaient pas dissociées, il s’agissait de deux branches, différentes et complémentaires,
de la même science. D’ailleurs les savants eux-mêmes pratiquaient plusieurs disciplines.
Les sciences relevaient d’une forme de pensée unifiée (et non pas unique !) qui se déclinait dans différents domaines de manifestation.
Ce concept est à la base même de l’astrologie.
L’énergie « Une » de l’univers se manifeste
sur terre à travers douze archétypes différents que représentent les signes du zodiaque.
Et, ce qui était prépondérant, dans cette façon de concevoir le monde, c’était l’étude du ciel,
de ses mouvements et de leurs effets
sur notre Terre. Aujourd’hui encore, il existe toute sorte de points en astrologie. Certaines positions, vides de planètes, sont considérées et étudiées comme point d’impact, point focal, foyer, point de polarité, point apogée…
C’est très intéressant, car nous verrons
que cette notion d’impact ou de foyer se retrouve explicitement dans la définition
du mot punctum (point en latin).
En astrologie, tout commence par la date, l’heure et le lieu de naissance qui permettent d’établir le thème astral. En prenant un peu de recul, nous pouvons concevoir que ces données ne sont en réalité rien d’autre que des points précis de l’espace (le lieu) et du temps (la date et l’heure). Nous pouvons alors considérer
que chaque position de planète inscrite
sur un thème astral correspond à un moment cosmique donné, un instant suspendu dans
sa course galactique, mémorisé par un point,
exprimé par une unité de mesure, le degré,
et placé sur un cercle, la roue du zodiaque. Autrement dit, le point comme la position
d’une planèteest un arrêt sur image qui n’a pas d’existence fixe. Il est en évolution constante :
il est et il n’est plus comme tout ce qui compose l’univers. Il n’a d’existence que par l’observation de l’observateur, par son influence énergétique imprégnée dans la matière (elle-même énergie densifiée) et étudiée par l’astrologie. Le point est un instant de l’univers, chargé de toute l’énergie de ce moment cosmique et donc
de son potentiel . De ce point de vue, la notion de vide en tant que néant créateur exprimée par le point et le zéro nous semble intelligible,
Vous nous suivez, n’est-ce pas ? Vous noterez au passage que notre thème astral étant
la mémoire d’un moment cosmique atteste
que nous soyons toutes et tous filles et fils
de l’Univers, porteuses et porteurs
de son énergie.
Zodiaque de Dendera (Temple d'Hathor, Égypte), Thème astral carré, Thème astral circulaire
Galaxie & bras galactiques, Modélisation du mouvement du Soleil, Modélisation du mouvement des planètes autour du Soleil
tÀ présent, nous vous invitons à changer de focus, et à porter votre attention sur les trajectoires elliptiques des mouvements planétaires.
Pourquoi nous intéresser à l’ellipse ? Tout simplement parce que c’est la forme du Zéro 0. Le mot ellipse vient du grec élleipsis/elleipô
qui signifie manque, insuffisance, laisser de côté, négliger, et du latin ellipsis omission. On retrouve, ici encore, la notion d’absence,
de non-existence déjà exprimée par le mot sanskrit sunya. Cette ellipse nous en dit long car elle enfonce le clou en s’inscrivant
dans la forme et dans le fond du Zéro. L’ellipse qui permet de représenter graphiquement un zéro parle ainsi du manque,
de l’absence ou de l’omission de manifestation, de matière ou de valeur. L’accointance entre le zéro et le point nous renvoie
aux mêmes notions, au même principe ainsi qu’aux étoiles et au vide sidéral. Ce même vide que l’on ressent en soi quand on vient
de récolter un zéro… Dans l’encyclopédie des symboles, on nous dit que les Indiens utilisaient le zéro avec toutes ses possibilités opératoires
dès le Vème siècle av. JC. et qu’il n’existe pas moins de 18 termes sanskrits pour exprimer ce concept… C’est astronomique ! Et justement,
en parlant d’astronomie, si vous vous penchez sur l’organisation de la Voie Lactée, notre chère galaxie, vous découvrez
que c’est une structure cosmique formée d’étoiles, de planètes, de gaz, de poussière interstellaire et de matière noire rassemblés
par un effet de gravitation autour d’un trou noir supermassif, Sagittarius A*. Sagittarius A* (SgrA*) est une zone sombre située
au centre de la Voie Lactée, à 26 000 années-lumières de la Terre. Un trou noir super massif est un corps tellement compact et massif
que même la lumière ne peut s’en échapper, et c’est pour cela qu’il est noir. Il est donc invisible, ineffable, inaudible, inénarrable…
Il n’est pas et pourtant il est. Ça me rappelle quelque chose … On ne peut deviner sa présence et en parler que par « l’effet qu’il provoque
sur les corps et la matière qui l’entoure » (cf : cnes.fr). On nous dit aussi que les galaxies prennent des formes diverses
comme la spirale, l’ellipse, les anneaux… C’est troublant de découvrir cette correspondance de définition, de concept et de principe,
entre le trou noir et le zéro, ne trouvez-vous pas ? L’infiniment grand rejoindrait l’infiniment petit et les grands sages indiens auraient
déjà eu cette connaissance au Vème siècle av. JC.… Nous en restons bouche bée pour ne pas dire coits ! Pas vous ?
tÀ présent, nous vous invitons à changer
de focus, et à porter votre attention
sur les trajectoires elliptiques des mouvements planétaires. Pourquoi nous intéresser à l’ellipse ? Tout simplement parce que c’est la forme
du Zéro 0. Le mot ellipse vient du grec élleipsis/elleipô qui signifie manque, insuffisance, laisser de côté, négliger, et du latin ellipsis omission. On retrouve, ici encore, la notion d’absence, de non-existence déjà exprimée
par le mot sanskrit sunya. Cette ellipse
nous en dit long car elle enfonce le clou
en s’inscrivant dans la forme et dans le fond
du Zéro. L’ellipse qui permet de représenter graphiquement un zéro parle ainsi du manque,
de l’absence ou de l’omission de manifestation, de matière ou de valeur. L’accointance entre
le zéro et le point nous renvoie aux mêmes notions, au même principe ainsi qu’aux étoiles et au vide sidéral. Ce même vide que l’on ressent en soi quand on vient de récolter
un zéro… Dans l’encyclopédie des symboles,
on nous dit que les Indiens utilisaient le zéro avec toutes ses possibilités opératoires
dès le Vème siècle av. JC. et qu’il n’existe pas moins de 18 termes sanskrits pour exprimer
ce concept… C’est astronomique ! Et justement,
en parlant d’astronomie, si vous vous penchez sur l’organisation de la Voie Lactée, notre chère galaxie, vous découvrez que c’est une structure cosmique formée d’étoiles, de planètes, de gaz, de poussière interstellaire et de matière noire rassemblés par un effet de gravitation autour d’un trou noir supermassif, Sagittarius A*. Sagittarius A* (SgrA*) est une zone sombre située au centre de la Voie Lactée, à 26 000 années-lumières de la Terre. Un trou noir super massif est un corps tellement compact et massif
que même la lumière ne peut s’en échapper, et c’est pour cela qu’il est noir. Il est donc invisible, ineffable, inaudible, inénarrable…
Il n’est pas et pourtant il est. Ça me rappelle quelque chose … On ne peut deviner
sa présence et en parler que par « l’effet
qu’il provoque sur les corps et la matière
qui l’entoure » (cf : cnes.fr). On nous dit aussi que les galaxies prennent des formes diverses
comme la spirale, l’ellipse, les anneaux… C’est troublant de découvrir cette correspondance de définition, de concept et de principe,
entre le trou noir et le zéro, ne trouvez-vous pas ? L’infiniment grand rejoindrait l’infiniment petit et les grands sages indiens auraient
déjà eu cette connaissance au Vème siècle av. JC.… Nous en restons bouche bée pour ne pas dire coits ! Pas vous ?
Le Dieu Soleil Rê dans sa barque solaire traversant l'Amadouât (passage de Rê durant les heures de la nuit)
Côté Latin, qu’est-ce que le zéro a à nous dire ? Zephyrus / zephirum pourrait avoir une affinité avec notre zéphyr, le vent d’ouest
doux et chaud qui annonce le printemps. Chez les Grecs, Zephyr c’est le dieu du vent de l’ouest. On nous dit par son étymologie
qu’il serait relié au Zophos des grecs, les ténèbres, une région obscure, noire, en somme l’ouest. Tout cela est bien mystérieux !
L’ouest, l’ouest, et pourquoi l’ouest ? Parce que c’est là que le soleil se couche…et que la nuit arrive. C’est par l’ouest que tout s’éclaire
quand il fait sombre. Ah d’accord ! Donc notre zéro vient d’une région obscure. Tiens, tiens, nous y revoilà ! Et si l’observation du ciel
et les connaissances astronomiques étaient la toile de fond des nombres ? Possiblement, car les grands initiés qui ont mis en forme
toutes ces sciences et tous ces concepts ne semblaient pas ignorer les secrets de l’univers et de la création. « Verum, sine mendacio,
certum et verissimum : quod est inferius est sicut quod est superius ; et quod est superius est sicut quod est inferius, ad perpetranda miracula rei unius.
Et sicut omnes res fuerunt ab uno, mediatione unius, sic omnes res natae fuerunt ab hac una re, adaptatione. Pater ejus est Sol, mater ejus Luna ;
portavit illud Ventus in ventre suo ; nutrix ejus Terra est… » qu’ils disaient ! Autrement dit : « Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable :
Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose.
Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’une, par la médiation d’une : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique,
par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice… » (cf : Tabula smaragdina/
La table d’émeraude, Hermès Trismégiste, père des Philosophes). Dans ce texte, l’unité de ce qui semble s’opposer est mise en évidence.
Le Ciel et la Terre ne font qu’un, et loin de se contredire, ils révèlent les mêmes principes universels. Zéphyr, le vent qui vient du ciel nocturne
en serait le messager. Il annonce le printemps et avec lui la promesse d’une nouvelle création repartant de zéro, ou presque ! Sur Terre,
c’est le soleil qui est l’acteur principal du grand cycle de la vie. Ainsi, le zéro pourrait symboliser son déploiement dans le monde avant de retourner,
riche de son parcours, à un nouveau point de départ (l’est) augmenté de son expérience. Chaque soir, le soleil retrouve le royaume de la nuit (l’ouest),
dont nous sommes tous issus, pour revenir accomplir un nouveau cycle. Alors nous comprenons mieux pourquoi notre zéro
nous fait penser le plus souvent au néant (absence d’existence physique) que peuvent représenter la nuit, le noir, l’infini, et aussi à l’idée réalisatrice.
Nous reviendrons plus loin sur cette idée. Il peut aussi évoquer l’hiver, symbolisé par son point culminant au solstice, qui est le moment
de l’année où les nuits sont les plus longues et où la nature dépouillée de tous ses atours en est au point zéro.
Côté Latin, qu’est-ce que le zéro a à nous dire ? Zephyrus / zephirum pourrait avoir une affinité avec notre zéphyr, le vent d’ouest doux et chaud qui annonce le printemps. Chez les Grecs, Zephyr c’est le dieu du vent de l’ouest. On nous dit par son étymologie qu’il serait relié
au Zophos des grecs, les ténèbres, une région obscure, noire, en somme l’ouest. Tout cela est bien mystérieux ! L’ouest, l’ouest, et pourquoi l’ouest ? Parce que c’est là que le soleil
se couche…et que la nuit arrive. C’est
par l’ouest que tout s’éclaire quand il fait sombre. Ah d’accord ! Donc notre zéro vient d’une région obscure. Tiens, tiens, nous
y revoilà ! Et si l’observation du ciel
et les connaissances astronomiques étaient
la toile de fond des nombres ? Possiblement,
car les grands initiés qui ont mis en forme
toutes ces sciences et tous ces concepts
ne semblaient pas ignorer les secrets de l’univers et de la création. « Verum, sine mendacio, certum et verissimum : quod est inferius est sicut quod est superius ; et quod est superius est sicut quod est inferius, ad perpetranda miracula rei unius. Et sicut omnes res fuerunt ab uno, mediatione unius, sic omnes res natae fuerunt ab hac una re, adaptatione. Pater ejus est Sol, mater ejus Luna ; portavit illud Ventus in ventre suo ; nutrix ejus Terra est… » qu’ils disaient ! Autrement dit : « Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’une, par la médiation d’une : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père,
la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice… » (cf : Tabula smaragdina/La table d’émeraude, Hermès Trismégiste, père des Philosophes).
Dans ce texte, l’unité de ce qui semble s’opposer est mise en évidence. Le Ciel
et la Terre ne font qu’un, et loin
de se contredire, ils révèlent les mêmes principes universels. Zéphyr, le vent qui vient du ciel nocturne en serait le messager.
Il annonce le printemps et avec lui la promesse d’une nouvelle création repartant de zéro,
ou presque ! Sur Terre, c’est le soleil qui est l’acteur principal du grand cycle de la vie. Ainsi, le zéro pourrait symboliser son déploiement dans le monde avant de retourner, riche
de son parcours, à un nouveau point de départ (l’est) augmenté de son expérience. Chaque soir, le soleil retrouve le royaume de la nuit (l’ouest), dont nous sommes tous issus,
pour revenir accomplir un nouveau cycle.
Alors nous comprenons mieux pourquoi
notre zéro nous fait penser le plus souvent
au néant (absence d’existence physique)
que peuvent représenter la nuit, le noir, l’infini, et aussi à l’idée réalisatrice. Nous reviendrons plus loin sur cette idée. Il peut aussi évoquer l’hiver, symbolisé par son point culminant
au solstice, qui est le moment de l’année
où les nuits sont les plus longues et où la nature dépouillée de tous ses atours en est au point zéro.
Tablette mésopotamienne de mathématique, Tétraktys de Pythagore, le Tétragramme, l'ouroboros & la tétraktys
Zéro est un chiffre en tant que signe et quantité, et un nombre en tant que qualité. Selon la science ésotérique ou initiatique,
chère à notre Hermès, la définition des nombres diffère « légèrement » de la voix exotérique, c’est-à-dire commune ou populaire.
Le nombre est considéré par les initiés comme un archétype du plan spirituel. Il se conforme à des lois particulières de construction et d’évolution.
C’est pourquoi, il nous faut distinguer l’approche quantitative des nombres comme le font les mathématiques, de l’étude qualitative
qui était faite dans les centres d’initiation de l’Antiquité. Un chiffre d’affaires ne signifie pas du tout la même chose qu’un nombre d’affaires,
nous en conviendrons, encore que les deux puissent avoir un lien de cause à effet. Chiffre et nombre n’ont pas la même valeur sémantique,
même si dans notre exemple le nombre n’est pas garant de la qualité. Zéro est un nombre sans valeur numérique quantitative.
Pour autant une autre interprétation pourrait le voir comme un nombre présent dans tous les nombres, de la même manière
que l’esprit est présent dans la matière, ou que Sagittarius A* assure imperceptiblement la cohésion de la Voie Lactée. Il n’est rien,
et pourtant il préexiste au 1. Il n’a pas de valeur par lui-même et cependant il décuple le potentiel d’un nombre lorsqu’il est placé à sa droite.
Rajouter un zéro à la fin d’un nombre (à sa droite) multiplie sa valeur par 10, et pour le chiffre ou le nombre d’affaires, ça n’est pas rien !
Pour une note, non plus, c’est certain… Le zéro annonce le départ d’une nouvelle dizaine, 10, 20, 30, etc, et marque le début d’un nouveau cycle.
C’est le point de départ d’une nouvelle expérience riche et augmentée de la précédente. Il reste neutre dans l’addition alors qu’il absorbe
tous les autres nombres comme un ogre dans la multiplication. Pareillement à un trou noir ou un croquemitaine ! Au moyen-âge,
le zéro fut considéré comme l’œuvre du diable car il introduisait l’horreur du néant… Quels esprits malins ont bien pu distiller
ces croyances effrayantes dans l’inconscient collectif ? Des bandits, des scélérats, des ignorants ou des inconséquents…
Zéro est un chiffre en tant que signe
et quantité, et un nombre en tant que qualité. Selon la science ésotérique ou initiatique,
chère à notre Hermès, la définition
des nombres diffère « légèrement » de la voix exotérique, c’est-à-dire commune ou populaire.
Le nombre est considéré par les initiés comme un archétype du plan spirituel. Il se conforme
à des lois particulières de construction
et d’évolution. C’est pourquoi, il nous faut distinguer l’approche quantitative des nombres comme le font les mathématiques, de l’étude qualitative qui était faite dans les centres d’initiation de l’Antiquité. Un chiffre d’affaires ne signifie pas du tout la même chose
qu’un nombre d’affaires, nous en conviendrons, encore que les deux puissent avoir un lien
de cause à effet. Chiffre et nombre n’ont pas
la même valeur sémantique, même si dans notre exemple le nombre n’est pas garant
de la qualité. Zéro est un nombre sans valeur numérique quantitative. Pour autant une autre interprétation pourrait le voir comme
un nombre présent dans tous les nombres,
de la même manière que l’esprit est présent dans la matière, ou que Sagittarius A* assure imperceptiblement la cohésion de la Voie Lactée. Il n’est rien, et pourtant il préexiste au 1. Il n’a pas de valeur par lui-même et cependant
il décuple le potentiel d’un nombre lorsqu’il est placé à sa droite. Rajouter un zéro à la fin
d’un nombre (à sa droite) multiplie sa valeur
par 10, et pour le chiffre ou le nombre d’affaires, ça n’est pas rien ! Pour une note,
non plus, c’est certain… Le zéro annonce le départ d’une nouvelle dizaine, 10, 20, 30, etc,
et marque le début d’un nouveau cycle. C’est
le point de départ d’une nouvelle expérience riche et augmentée de la précédente. Il reste neutre dans l’addition alors qu’il absorbe
tous les autres nombres comme un ogre
dans la multiplication. Pareillement à un trou noir ou un croquemitaine ! Au moyen-âge,
le zéro fut considéré comme l’œuvre du diable car il introduisait l’horreur du néant…
Quels esprits malins ont bien pu distiller
ces croyances effrayantes dans l’inconscient collectif ? Des bandits, des scélérats,
des ignorants ou des inconséquents…
Sagittarius A*, Croix celte, Triskell du chemin de ronde du camp celtique de la Bure (Loraine, France)
Sur le plan ésotérique et spirituel, le zéro renvoie directement au mystère de l’Univers et à son caractère ineffable. Il est à la fois Tout et rien,
éternité et néant, début et fin, fini et infini. C’est le vide susceptible de donner la vie, la caisse de résonance qui amplifie toute création.
Il préexiste à tout, sans pour autant exister, paradoxe des paradoxes mis en évidence dans le Yi-king ou décrits par Lao-Tseu dans le Tao Te King :
« La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel. (L’être) Sans nom est
l’origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses. C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de passions,
on voit son essence spirituelle ; lorsqu’on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée. Ces deux choses ont une même origine
et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte
de toutes les choses spirituelles. » Bouddha va plus loin et dit : « Écoute Sariputta, la forme est vide, et le vide est forme.
La forme n’est pas différente du vide ; et le vide n’est pas différent de la forme. » Et la science lui donne raison car lorsque les scientifiques
se penchent sur les particules élémentaires de la matière et cherchent à en percer les secrets, ils découvrent le vide, des vibrations
dans le vide, des points d’énergie pure. Ça alors ! Ce vide pourrait-il être l’esprit infini, informel, incréé, indéterminé qui rejoint le zéro 0,
le néant super-essentiel, l’Ein Sof des Kabbalistes, le Noun des Égyptiens, le Tao des taoïstes, le point vernal des astrologues
(à 0° du Bélier, point de départ et point d’arrivée), le non-être sur lequel va pouvoir s’inscrire l’Être… ? C’est à la fois un vide absolu
puisqu’il ne contient aucune « chose » et un commencement saturé de potentialités. Il est vide et inépuisable. C’est le silence
dans lequel le verbe va jaillir et s’exprimer, le vide cosmique dans lequel les univers vont pouvoir se déployer. En somme, c’est le Tsimtsoum,
l’instant d’avant. Isaac Ashkenazi Louria (1534-1572) questionnait ainsi : « Qu’est-il arrivé avant le commencement des temps
pour que commencement il y ait ? » Nous touchons ici au mystère des mystères, à l’origine de la vie. Avouons-le, ce zéro est un sacré numéro !
Bon, nous l’aurons compris, zéro symbolise le rien, le néant, le vide absolu qui préexiste à Tout. Il est aussi le nombre qui évoque la latence
ou la potentialité incluse dans le non-manifesté. Zéro 0 est alors l’esprit qui fit naître le un 1, et qui des profondeurs du cosmos éclaira le chaos
de sa lumière (du grec Khaos : faille, béance, grande ouverture, espace ouvert préexistant à toute chose). Ainsi le zéro 0 précède et forme le un 1,
comme « le Tao a produit un, un a produit deux, deux a produit trois, trois a produit les dix mille êtres » (cf : Tao Te King, Lao Tse). Le zéro 0 représente
la volonté créatrice et le principe fécond, le un 1, la création elle-même, sortie du néant par « intervention divine » que nous pouvons
aussi entendre comme « énergie cosmique » ou « force vitale ». Dans certains écrits, le 0 et le 1 sont parfois confondus, ce qui pourrait
témoigner d’une création mise au service de la volonté. Ainsi, le 0 peut être considéré comme le centre invisible du monde, la Grande Source,
l’esprit transcendantal, la Lumière, le Verbe, la conscience absolue, la Vacuité du Bouddhisme ou encore le centre de la croix des Celtes
ou des Chrétiens.
Sur le plan ésotérique et spirituel, le zéro renvoie directement au mystère de l’Univers
et à son caractère ineffable. Il est à la fois Tout et rien, éternité et néant, début et fin, fini
et infini. C’est le vide susceptible de donner
la vie, la caisse de résonance qui amplifie
toute création. Il préexiste à tout, sans pour autant exister, paradoxe des paradoxes mis
en évidence dans le Yi-king ou décrits par Lao-Tseu dans le Tao Te King : « La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ;
le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel. (L’être) Sans nom est l’origine du ciel
et de la terre ; avec un nom, il est la mère
de toutes choses. C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de passions, on voit
son essence spirituelle ; lorsqu’on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.
Ces deux choses ont une même origine
et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte de toutes
les choses spirituelles. » Bouddha va plus loin
et dit : « Écoute Sariputta, la forme est vide,
et le vide est forme. La forme n’est pas différente
du vide ; et le vide n’est pas différent de la forme. » Et la science lui donne raison car lorsque
les scientifiques se penchent sur les particules élémentaires de la matière et cherchent
à en percer les secrets, ils découvrent le vide, des vibrations dans le vide, des points d’énergie pure. Ça alors ! Ce vide pourrait-il être l’esprit infini, informel, incréé, indéterminé qui rejoint le zéro 0, le néant super-essentiel, l’Ein Sof
des Kabbalistes, le Noun des Égyptiens, le Tao des taoïstes, le point vernal des astrologues
(à 0° du Bélier, point de départ et point d’arrivée), le non-être sur lequel va pouvoir s’inscrire l’Être… ? C’est à la fois un vide absolu
puisqu’il ne contient aucune « chose »
et un commencement saturé de potentialités.
Il est vide et inépuisable. C’est le silence
dans lequel le verbe va jaillir et s’exprimer,
le vide cosmique dans lequel les univers vont pouvoir se déployer. En somme, c’est
le Tsimtsoum, l’instant d’avant. Isaac Ashkenazi Louria (1534-1572) questionnait ainsi :
« Qu’est-il arrivé avant le commencement
des temps pour que commencement il y ait ? » Nous touchons ici au mystère des mystères,
à l’origine de la vie. Avouons-le, ce zéro est
un sacré numéro ! Bon, nous l’aurons compris, zéro symbolise le rien, le néant, le vide absolu qui préexiste à Tout. Il est aussi le nombre
qui évoque la latence ou la potentialité incluse dans le non-manifesté. Zéro 0 est alors l’esprit qui fit naître le un 1, et qui des profondeurs
du cosmos éclaira le chaos de sa lumière
(du grec Khaos : faille, béance, grande ouverture, espace ouvert préexistant
à toute chose). Ainsi le zéro 0 précède et forme le un 1, comme « le Tao a produit un, un a produit deux, deux a produit trois, trois a produit les dix mille êtres » (cf : Tao Te King, Lao Tse). Le zéro 0 représente la volonté créatrice et le principe fécond, le un 1, la création elle-même, sortie
du néant par « intervention divine »
que nous pouvons aussi entendre comme
« énergie cosmique » ou « force vitale ».
Dans certains écrits, le 0 et le 1 sont parfois confondus, ce qui pourrait témoigner
d’une création mise au service de la volonté. Ainsi, le 0 peut être considéré comme le centre invisible du monde, la Grande Source, l’esprit transcendantal, la Lumière, le Verbe,
la conscience absolue, la Vacuité
du Bouddhisme ou encore le centre de la croix des Celtes ou des Chrétiens.
Ouroboros et Tétraktys, Ouroboros et Sceau de Salomon, Représentations de l'Œuf cosmique
Circulaire, le zéro évoque l’Ouroboros des Alchimistes, ce serpent qui se mord la queue et qui contient en lui-même
son commencement et sa fin. L’Ouroboros entoure la totalité du monde car c’est l’un des principes actifs à l’œuvre
dans le monde d’en-haut comme le monde d’en bas. Il est à la fois autodestruction et renouvellement, anéantissement
et espoir de vie grâce à son pouvoir de mutation. En ce sens, le zéro peut faire penser à nouveau au cycle de la vie, à la roue qui tourne,
au mouvement permanent. On trouve parfois des représentations de l’Ouroboros avec une partie serpent et un autre dragon.
Le dragon (du grec drakôn : vision) est un serpent ailé qui entre et sort de la matière obscure du psychisme. Il est vision et vivacité,
esprit et intelligence. Si le serpent représente l’état primitif amené à changer de peau pour grandir et évoluer, le dragon est destiné
à s’envoler vers les hautes sphères de la conscience et de la connaissance. Le zéro peut aussi être vu comme l’œuf originel fermé,
œuf cosmique ou œuf du monde. Œuf de reptile ou de volatile ? Cet œuf, présent dans toutes les philosophies ou mythologies du monde,
égyptienne, chinoise, indienne, etc, est sensé contenir la totalité de l’univers en germe. L’œuf contient toutes les potentialités,
tous les éléments nutritifs et constitutifs de la vie. C’est le symbole de la gestation, de la naissance, de la régénération, de la plénitude,
de la perfection, du commencement et du Tout. Nous avons conservé ce concept dans le rituel des fêtes de Pâques qui sont fixées
à la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps. Zéphyr est encore de la partie ! On trouve aussi des représentations
d’œuf de forme circulaire, ovale ou elliptique dès le paléolithique (vers 12000 av. JC.) et même des points dans l’art pariétal (vers 18900 av. JC.)
Circulaire, le zéro évoque l’Ouroboros
des Alchimistes, ce serpent qui se mord
la queue et qui contient en lui-même
son commencement et sa fin. L’Ouroboros entoure la totalité du monde car c’est l’un
des principes actifs à l’œuvre dans le monde d’en-haut comme le monde d’en bas. Il est
à la fois autodestruction et renouvellement, anéantissement et espoir de vie grâce
à son pouvoir de mutation. En ce sens, le zéro peut faire penser à nouveau au cycle de la vie,
à la roue qui tourne, au mouvement permanent. On trouve parfois des représentations
de l’Ouroboros avec une partie serpent
et un autre dragon. Le dragon (du grec drakôn : vision) est un serpent ailé qui entre et sort
de la matière obscure du psychisme. Il est vision et vivacité, esprit et intelligence. Si le serpent représente l’état primitif amené à changer
de peau pour grandir et évoluer, le dragon est destiné à s’envoler vers les hautes sphères
de la conscience et de la connaissance. Le zéro peut aussi être vu comme l’œuf originel fermé,
œuf cosmique ou œuf du monde. Œuf
de reptile ou de volatile ? Cet œuf, présent
dans toutes les philosophies ou mythologies
du monde, égyptienne, chinoise, indienne, etc, est sensé contenir la totalité de l’univers
en germe. L’œuf contient toutes
les potentialités, tous les éléments nutritifs
et constitutifs de la vie. C’est le symbole
de la gestation, de la naissance,
de la régénération, de la plénitude,
de la perfection, du commencement et du Tout. Nous avons conservé ce concept dans le rituel des fêtes de Pâques qui sont fixées
à la première pleine lune suivant l’équinoxe
de printemps. Zéphyr est encore de la partie ! On trouve aussi des représentations d’œuf
de forme circulaire, ovale ou elliptique
dès le paléolithique (vers 12000 av. JC.)
et même des points dans l’art pariétal
(vers 18900 av. JC.)
Grotte de Lascaux
De son côté le poète grec Hésiode (± VIIIème siècle av. JC.) expose le principe de plénitude dans la « Théogonie » à travers les figures de Gaïa,
la Grande Mère (principe matriciel, réceptif) et d’Ouranos, le ciel étoilé (principe générateur, actif). Ils sont porteurs à eux deux,
réunis et indifférenciés, de tous les potentiels, toutes les promesses, toutes les inspirations et les visions d’avenir. C’est Gaïa,
la Grande Mère universelle qui a engendré Ouranos qui à son tour l’ensemence pour créer la vie manifestée. Oui, vous avez bien lu,
selon Hésiode, l’origine de la création est le principe féminin puisque c’est elle qui engendre Ouranos, le principe masculin, actif et générateur…
Avec Ouranos, le ciel étoilé, on s’imagine face à l’ouest, au bord de l’océan cosmique, contemplant le soleil disparaître à l’horizon. En s’éclipsant,
il va passer de l’autre côté pour entamer son voyage nocturne. La nuit apparaît, profonde, immense et silencieuse, infinie. Puis, au loin,
un point lumineux surgit. Il scintille, seul, au beau milieu de la voute céleste. C’est Vénus, l’étoile du berger, la première à venir nous guider
au cœur de la nuit, dernière à nous accompagner jusqu’au point du jour ? Ô Vénus, déesse de l’amour… Puis un autre point s’éclaire,
et un autre, et encore un autre. Le ciel s’illumine. Ils sont à présents des milliers de points lumineux dans le ciel étoilé qui s’allument
comme autant de promesses d’inspiration ou d’éclairs de génie. Laissez-moi vous raconter un extrait de l’histoire de Gaïa et Ouranos.
Tout se passait si bien entre Gaïa et Ouranos. « Terre, elle aussi, mit au monde, d’abord, un enfant aussi grand qu’elle, Ciel étoilé,
afin qu’il la couvrit toute entière et qu’il fût, pour les deux bienheureux, une résidence à jamais inébranlable.» (cf Théogonie, Hésiode).
S’unissant à Ouranos, Gaïa enfante tout ce qui existe, les montagnes, les océans, la foudre, les éclairs, la mémoire, la peur, le malheur…
Et puis, Ouranos commençant à avoir de l’aversion pour certains de leurs enfants, Gaïa les tient cachés dans ses profondeurs.
« Terre gémissait, car, énorme, elle étouffait …» (cf Théogonie, Hésiode). Alors, elle demanda à ses enfants de l’aider à mettre fin
à ses souffrances en ourdissant un plan contre Ouranos. Kronos, le plus jeune des Titans accepta courageusement cette besogne.
« Gaïa créa la matière du luisant acier, elle en façonna une grande faux …» (cf Théogonie, Hésiode). Gaïa remit à Kronos sa grande faux
aux dents aigües et lui exposa sa ruse. Kronos s’en saisit, trancha avec la faux, le phalus (c’est-à-dire le principe d’engendrement
ou le principe créateur, au cas où vous auriez pensé à autre chose…) d’Ouranos, et le jeta en arrière, dans la mer. Au large et tout autour,
une écume blanche se dégagea de laquelle naquit Aphrodite – Cythérée (Amour et Beau Désir). La déesse de l’amour est toujours
au rendez-vous pour nous guider ! La théogonie ne raconte pas une petite histoire de discorde entre amants incestueux,
ou une querelle de famille, elle nous révèle de façon imagée les principes énergétiques qui sont à l’œuvre dans le monde
et dans notre esprit. Tout cela pourrait nous paraître très éloigné du zéro, pourtant nous avons ici les éléments de compréhension
pour revenir à l’origine et au moment d’avant.
De son côté le poète grec Hésiode (± VIIIème siècle av. JC.) expose le principe de plénitude dans la « Théogonie » à travers les figures
de Gaïa, la Grande Mère (principe matriciel, réceptif) et d’Ouranos, le ciel étoilé (principe générateur, actif). Ils sont porteurs à eux deux,
réunis et indifférenciés, de tous les potentiels, toutes les promesses, toutes les inspirations
et les visions d’avenir. C’est Gaïa, la Grande Mère universelle qui a engendré Ouranos
qui à son tour l’ensemence pour créer la vie manifestée. Oui, vous avez bien lu,
selon Hésiode, l’origine de la création est
le principe féminin puisque c’est elle
qui engendre Ouranos, le principe masculin, actif et générateur… Avec Ouranos, le ciel étoilé, on s’imagine face à l’ouest, au bord
de l’océan cosmique, contemplant le soleil disparaître à l’horizon. En s’éclipsant,
il va passer de l’autre côté pour entamer
son voyage nocturne. La nuit apparaît, profonde, immense et silencieuse, infinie.
Puis, au loin, un point lumineux surgit.
Il scintille, seul, au beau milieu de la voute céleste. C’est Vénus, l’étoile du berger,
la première à venir nous guider au cœur
de la nuit, dernière à nous accompagner jusqu’au point du jour ? Ô Vénus, déesse
de l’amour… Puis un autre point s’éclaire,
et un autre, et encore un autre. Le ciel s’illumine. Ils sont à présents des milliers
de points lumineux dans le ciel étoilé
qui s’allument comme autant de promesses d’inspiration ou d’éclairs de génie. Laissez-moi vous raconter un extrait de l’histoire de Gaïa
et Ouranos. Tout se passait si bien entre Gaïa
et Ouranos. « Terre, elle aussi, mit au monde, d’abord, un enfant aussi grand qu’elle, Ciel étoilé,
afin qu’il la couvrit toute entière et qu’il fût,
pour les deux bienheureux, une résidence à jamais inébranlable.» (cf Théogonie, Hésiode). S’unissant à Ouranos, Gaïa enfante tout ce qui existe,
les montagnes, les océans, la foudre, les éclairs, la mémoire, la peur, le malheur… Et puis, Ouranos commençant à avoir de l’aversion
pour certains de leurs enfants, Gaïa les tient cachés dans ses profondeurs. « Terre gémissait, car, énorme, elle étouffait …» (cf Théogonie, Hésiode). Alors, elle demanda à ses enfants
de l’aider à mettre fin à ses souffrances
en ourdissant un plan contre Ouranos. Kronos, le plus jeune des Titans accepta courageusement cette besogne. « Gaïa créa
la matière du luisant acier, elle en façonna
une grande faux …» (cf Théogonie, Hésiode)
Gaïa remit à Kronos sa grande faux aux dents aigües et lui exposa sa ruse. Kronos s’en saisit, trancha avec la faux, le phalus (c’est-à-dire
le principe d’engendrement ou le principe créateur, au cas où vous auriez pensé
à autre chose…) d’Ouranos, et le jeta
en arrière, dans la mer. Au large et tout autour, une écume blanche se dégagea de laquelle naquit Aphrodite – Cythérée (Amour et Beau Désir). La déesse de l’amour est toujours
au rendez-vous pour nous guider !
La théogonie ne raconte pas une petite histoire de discorde entre amants incestueux,
ou une querelle de famille, elle nous révèle
de façon imagée les principes énergétiques
qui sont à l’œuvre dans le monde
et dans notre esprit. Tout cela pourrait
nous paraître très éloigné du zéro,
pourtant nous avons ici les éléments
de compréhension pour revenir à l’origine
et au moment d’avant.
Vénus & la Lune, Ouranos déversant les flots de sa pensée ( Fontaine de Trévi à Rome, Italie)
En astrologie, Uranus (Ouranos) est l’octave supérieure de Mercure, une sorte de super intellect ou de supra conscience !
C’est la puissance de l’esprit qui inspire, innove, annonce des changements aussi rapides que l’éclair, alors que Gaïa est toute en réception.
Ainsi, la plénitude contient en son sein les principes opposés qu’on peut aussi considérer comme complémentaires. De cette opposition émerge
une forme de tension ou de dynamique interne propre à la création. Nous retrouvons aussi ce concept chez les Taoïstes, représenté par le symbole
du Yin et du Yang. Kronos / Saturne, personnifie le principe de réalité, de maturité, de maîtrise et de temps. C’est lui qui met fin à la conception
débridée et virtuelle ou à la dégénérescence d’un esprit non structuré qui peut nous faire penser aux délires, à la folie, à la rumination
ou au ressassement en boucle par exemple. Et comme ça, la boucle de l’Ouroboros ou du zéro est bouclée ! Saturne, coupe, tranche
avec lucidité et ne regarde pas en arrière. Il permet l’émergence et la concrétisation, depuis notre imaginaire, de toutes nos idées.
Les structurant, il favorise la réalisation de celles qu’il aura conservé. Et c’est par lui que l’amour et les beaux désirs pourront émerger
du flot discontinue de nos pensées. Ainsi, le zéro, œuf fermé ou boucle bouclée, préexiste à la création, à la manifestation, à la concrétisation.
Il est plein de tous les potentiels créateurs, ce qui peut sembler paradoxal tant il symbolise le vide. Et pourtant le fait qu’il soit constitué
d’éléments contraires et complémentaires, lui confère une tension, une force vibratoire considérable qui permet d’approcher le mystère
de la Création et du fonctionnement du monde. Il est à mi-chemin entre l’éphémère et le fondamental comme beaucoup d’Uraniens…
Chez les Mayas, le zéro représenté par un escargot ou une spirale évoque la vie fœtale (l’œuf), la régénération cyclique, l’évolution et l’infini.
C’est alors qu’on remarque que le symbole infini n’est finalement rien d’autre qu’un zéro torsadé ou la vision en coupe du mouvement hélicoïdal
de notre système solaire qui se déplace dans la galaxie durant un cycle cosmique de 26 000 ans, appelé Grande Année. On peut aussi le voir
comme l’observation d’un point, dans l’espace et dans le temps, se déplaçant alternativement autour de deux pôles différents.
Il circule entre ces deux points, attiré par l’un puis par l’autre. Ainsi, par ce mouvement, il transforme l’opposition en relation,
voire même en collaboration dynamique, évolutive et enrichissante… L’idée est à retenir !
En astrologie, Uranus (Ouranos) est l’octave supérieure de Mercure, une sorte de super intellect ou de supra conscience !
C’est la puissance de l’esprit qui inspire, innove, annonce des changements aussi rapides
que l’éclair, alors que Gaïa est toute
en réception. Ainsi, la plénitude contient
en son sein les principes opposés qu’on peut aussi considérer comme complémentaires.
De cette opposition émerge une forme
de tension ou de dynamique interne propre
à la création. Nous retrouvons aussi ce concept chez les Taoïstes, représenté par le symbole
du Yin et du Yang. Kronos / Saturne, personnifie le principe de réalité, de maturité, de maîtrise et de temps. C’est lui qui met fin à la conception
débridée et virtuelle ou à la dégénérescence d’un esprit non structuré qui peut nous faire penser aux délires, à la folie, à la rumination
ou au ressassement en boucle par exemple.
Et comme ça, la boucle de l’Ouroboros
ou du zéro est bouclée ! Saturne, coupe, tranche avec lucidité et ne regarde pas
en arrière. Il permet l’émergence
et la concrétisation, depuis notre imaginaire,
de toutes nos idées. Les structurant, il favorise la réalisation de celles qu’il aura conservé.
Et c’est par lui que l’amour et les beaux désirs pourront émerger du flot discontinue
de nos pensées. Ainsi, le zéro, œuf fermé
ou boucle bouclée, préexiste à la création,
à la manifestation, à la concrétisation.
Il est plein de tous les potentiels créateurs,
ce qui peut sembler paradoxal tant il symbolise le vide. Et pourtant le fait qu’il soit constitué
d’éléments contraires et complémentaires,
lui confère une tension, une force vibratoire considérable qui permet d’approcher
le mystère de la Création et du fonctionnement du monde. Il est à mi-chemin entre l’éphémère et le fondamental comme beaucoup d’Uraniens… Chez les Mayas, le zéro représenté par un escargot ou une spirale évoque la vie fœtale (l’œuf), la régénération cyclique, l’évolution et l’infini. C’est alors
qu’on remarque que le symbole infini n’est finalement rien d’autre qu’un zéro torsadé
ou la vision en coupe du mouvement hélicoïdal
de notre système solaire qui se déplace
dans la galaxie durant un cycle cosmique
de 26 000 ans, appelé Grande Année. On peut aussi le voir comme l’observation d’un point, dans l’espace et dans le temps, se déplaçant alternativement autour de deux pôles différents. Il circule entre ces deux points, attiré par l’un puis par l’autre. Ainsi,
par ce mouvement, il transforme l’opposition
en relation, voire même en collaboration dynamique, évolutive et enrichissante…
L’idée est à retenir !
Kandinsky, Seurat, Dot Painting - peinture pointilliste aborigène
En géométrie, le zéro nous renvoie au point, élément sans caractéristique propre, assimilable à « l’infiniment petit ». Le point est
le plus petit élément graphique visible. Il marque une position sans développement sur une surface ou dans l’espace. Et pourtant,
le point permet de constituer toutes les formes et les volumes. Point de départ, il est aussi le point de fuite qui s’en va vers l’infini,
là où tout se réduit et se concentre en un seul point. Du zéro au point nous changeons de dimension et passons du monde abstrait
de l’algèbre et des calculs mathématiques, au monde concret de la géométrie. En médecine, le point est une douleur, localisée et vive,
ou un lieu d’activation et de libération de l’énergie comme en acupuncture ou en réflexologie. En peinture, Vassily Kandinsky (1866-1944)
disait que « le point est, intérieurement, la forme la plus concise […] Le point s’incruste dans le plan originel et s’affirme à tout jamais. »
(cf Point et ligne sur plan, Kandinsky ). Georges Seurat (1859-1891) et Paul Signac (1863-1935) ont développé une approche particulière
de la couleur avec le Pointillisme. Leur vision de la lumière et de la couleur (déclinaisons de l’énergie) par la juxtaposition de milliers de points
a apporté une nouvelle vibration dans leurs œuvres. Quant à la peinture à point aborigène, ou Dot painting, elle s’enracine
dans les peintures rupestres, les dessins corporels ou les œuvres éphémères cérémoniales. Les Aborigènes disent que le point est relié
à une vision spirituelle de la création du monde et à leur relation à la nature. Il suffit de contempler leurs peintures avec ce nouveau regard
pour en saisir effectivement toute la dimension spirituelle. En musique, à partir du IXème siècle et durant tout le Moyen-Âge,
les inclinaisons mélodiques sont notées avec différents points qu’on appelle les neumes. Aujourd’hui encore la notation musicale est
basée graphiquement sur le point. Enfin, dans l’écriture, le point marque une pause, un avant et un après, la fin d’une phrase,
un temps de silence. Parfois, il abrège un mot, dont il nous laisse deviner la signification. Le point signale qu’en dessous on pourra lire
un i ou un j. Il se décline en point-virgule, deux points, point d’interrogation, d’exclamation ou de suspension… Il ponctue.
Dans notre langage, le point se déploie en de multiples points : point de départ, point d’arrivée, point à la ligne, points sur les i,
mise au point, point de rupture ou point de non-retour, point névralgique, point d’appui, point fixe, point de repère, point d’ancrage,
point culminant, point de chute, point commun, point fort, point de mire, points cardinaux, point vernal, point d’eau, rond-point,
au même point, au point mort, points de suspension, jusqu’à un certain point, point de détail, point de vue, un point c’est Tout !
En géométrie, le zéro nous renvoie au point, élément sans caractéristique propre, assimilable à « l’infiniment petit ». Le point est
le plus petit élément graphique visible.
Il marque une position sans développement
sur une surface ou dans l’espace. Et pourtant,
le point permet de constituer toutes les formes et les volumes. Point de départ, il est aussi
le point de fuite qui s’en va vers l’infini,
là où tout se réduit et se concentre en un seul point. Du zéro au point nous changeons
de dimension et passons du monde abstrait
de l’algèbre et des calculs mathématiques,
au monde concret de la géométrie.
En médecine, le point est une douleur, localisée et vive, ou un lieu d’activation et de libération de l’énergie comme en acupuncture ou en réflexologie. En peinture, Vassily Kandinsky (1866-1944) disait que « le point est, intérieurement, la forme la plus concise […]
Le point s’incruste dans le plan originel et s’affirme à tout jamais. » (cf Point et ligne sur plan, Kandinsky ). Georges Seurat (1859-1891)
et Paul Signac (1863-1935) ont développé
une approche particulière de la couleur
avec le Pointillisme. Leur vision de la lumière
et de la couleur (déclinaisons de l’énergie)
par la juxtaposition de milliers de points
a apporté une nouvelle vibration
dans leurs œuvres. Quant à la peinture à point aborigène, ou Dot painting, elle s’enracine
dans les peintures rupestres, les dessins corporels ou les œuvres éphémères cérémoniales. Les Aborigènes disent
que le point est relié à une vision spirituelle
de la création du monde et à leur relation
à la nature. Il suffit de contempler
leurs peintures avec ce nouveau regard
pour en saisir effectivement toute la dimension spirituelle. En musique, à partir du IXème siècle et durant tout le Moyen-Âge, les inclinaisons mélodiques sont notées avec différents points qu’on appelle les neumes. Aujourd’hui encore
la notation musicale est basée graphiquement sur le point. Enfin, dans l’écriture, le point marque une pause, un avant et un après, la fin d’une phrase, un temps de silence. Parfois,
il abrège un mot, dont il nous laisse deviner
la signification. Le point signale qu’en dessous on pourra lire un i ou un j. Il se décline en point-virgule, deux points, point d’interrogation, d’exclamation ou de suspension… Il ponctue.
Dans notre langage, le point se déploie
en de multiples points : point de départ,
point d’arrivée, point à la ligne, points sur les i,
mise au point, point de rupture ou point
de non-retour, point névralgique, point d’appui, point fixe, point de repère, point d’ancrage,
point culminant, point de chute, point commun, point fort, point de mire, points cardinaux, point vernal, point d’eau, rond-point,
au même point, au point mort, points
de suspension, jusqu’à un certain point, point
de détail, point de vue, un point c’est Tout !
Yantras, symboles de l'unité cosmique
Le psychanalyste Karl Gustave Jung (1875-1961) disait que le point est « le symbole d’un mystérieux centre créateur de la nature ».
À l’évidence, le point est à l’origine de tout. Le mot punctum en latin sous-entend une intention, une idée, une volonté, une action
telles que piqûre, impact, petite tâche, petite blessure, petit trou. Punctum parle aussi de stigmate au fer rouge. Cette marque durable
porte en elle la mémoire d’un instant brûlant, un coup de dés du hasard, une irruption. Concentration et convergence d’une énergie
en un endroit précis, le point est focus (focus en latin : feu, foyer). C’est un feu qui à coup sûr se souvient de ses racines solaires.
Le Soleil, notre bonne étoile, brille, concentre et dispense l’énergie de vie dans notre « sphère » galactique, le bras d’Orion. Et à l’échelle de l’univers,
elle n’est qu’un point dans l’immensité sidérale. Le symbole astrologique et astronomique du soleil met en évidence le point au centre du cercle,
car tout cercle commence par un point. Tout comme le soleil, le point qui en émane est le principe générateur de toute forme de vie sur Terre.
Il est à la source de toute manifestation. Tout commence par un point. Dans son livre Yantra,The tantric symbol of cosmic unity,
Madha Khanna dit : « L’Univers se déploie à partir du Bindu » (Bindu en sanskrit : goutte, point). Aussi, qu’elle soit physique ou événementielle
(émotionnelle, psychologique, psychique) aucune forme, concrète, virtuelle ou mentale, ne peut se déployer sans un point d’ancrage.
Du point géométrique annonciateur de la forme, à la cellule souche, mère de tout organisme vivant, de l’instant T d’un événement,
à l’impact émotionnel qui crée le point de bascule et la construction du personnage (l’ego ou le moi de survie), le point initie
le développement et l’évolution potentielle de toute chose, de tout être. Il pourrait rester au point mort, attendant des jours meilleurs,
suspendu dans l’éternité ou consumé à tout jamais dans les flammes d’un enfer qui nous ment. Frappés de l’ignominie d’un zéro
et de son acolyte la nullité, qui équivaut à l’angoisse d’une petite mort, nous avons toujours la possibilité de retourner au point originel
qui a fait basculer notre vie. Car au fond, cette piqûre n’est finalement rien d’autre qu’un point de vue auquel on aura cru !
Une croyance, pas plus … En réalité, un zéro c’est un immense potentiel qui reste à révéler. Ainsi ce point, au lieu d’être
une douleur larvée, mise de côté, devient la clé d’une libération tant espérée, la lumière éclairant les abysses du chaos.
Repartant de zéro, nous quittons le point mort. Riches de notre expérience, nous sortons de la longue nuit et entamons
une mutation salvatrice vers un point de bascule, vers une idée réalisatrice qui nous permettra de surgir du néant.
C’est alors que le dragon, retenu dans nos entrailles, s’envole et quitte les limbes de l’obscurantisme. Porté par le Zéphyr,
le vent printanier, il s’affranchit du passé pour créer un nouveau monde issu d’une source lumineuse, annonciateur d’une infinité
de réalités ! Le Zéro et le point enfin réunis ne font qu’un. Et l’infini ? L’infini abroge toutes les limites, puisqu’il n’en a pas.
Il est sans borne, sans frontière, sans contour, rien n’est précisé, rien n’est délimité. L’infini est un état de virginité totale,
dépouillé de toute influence, qui enfantera ce que l’esprit sain lui soufflera. Prions simplement pour que cet esprit-là soit conscient
de sa véritable nature divine et universelle avant de se recréer…
Au fait, cette histoire de Vierge enceinte d’un esprit sain, ça ne vous rappelle rien ?
Nous reviendrons plus tard sur cette idée…
La Haye, le 20 novembre 2025
Véronique Sabard
La métamorphose du Papillon : J’ai conçu des accompagnements pour vous aider à mieux vous connaître
et à libérer les blocages et les blessures qui entravent le développement de votre potentiel. Pour tout renseignement :
06 44 25 88 04
arabesquesenergies@gmail.com
arabesquesenergies.fr
Le psychanalyste Karl Gustave Jung (1875-1961) disait que le point est « le symbole
d’un mystérieux centre créateur de la nature ».
À l’évidence, le point est à l’origine de tout.
Le mot punctum en latin sous-entend
une intention, une idée, une volonté, une action
telles que piqûre, impact, petite tâche, petite blessure, petit trou. Punctum parle aussi
de stigmate au fer rouge. Cette marque durable
porte en elle la mémoire d’un instant brûlant, un coup de dés du hasard, une irruption. Concentration et convergence d’une énergie
en un endroit précis, le point est focus (focus
en latin : feu, foyer). C’est un feu qui à coup sûr se souvient de ses racines solaires. Le Soleil, notre bonne étoile, brille, concentre
et dispense l’énergie de vie dans notre « sphère » galactique, le bras d’Orion. Et à l’échelle
de l’univers, elle n’est qu’un point
dans l’immensité sidérale. Le symbole astrologique et astronomique du soleil met
en lumière le point au centre du cercle,
car tout cercle commence par un point.
Tout comme le soleil, le point qui en émane est le principe générateur de toute forme de vie
sur Terre. Il est à la source de toute manifestation. Tout commence par un point. Dans son livre Yantra,The tantric symbol
of cosmic unity, Madha Khanna dit : « L’Univers
se déploie à partir du Bindu » (Bindu en sanskrit : goutte, point). Aussi, qu’elle soit physique
ou événementielle (émotionnelle, psychologique, psychique) aucune forme, concrète, virtuelle ou mentale, ne peut
se déployer sans un point d’ancrage.
Du point géométrique annonciateur
de la forme, à la cellule souche, mère de tout organisme vivant, de l’instant T
d’un événement, à l’impact émotionnel qui crée le point de bascule et la construction
du personnage (l’ego ou le moi de survie),
le point initie le développement et l’évolution potentielle de toute chose, de tout être.
Il pourrait rester au point mort, attendant
des jours meilleurs, suspendu dans l’éternité
ou consumé à tout jamais dans les flammes
d’un enfer qui nous ment. Frappés
de l’ignominie d’un zéro et de son acolyte
la nullité, qui équivaut à l’angoisse d’une petite mort, nous avons toujours la possibilité
de retourner au point originel
qui a fait basculer notre vie. Car au fond,
cette piqûre n’est finalement rien d’autre
qu’un point de vue auquel on aura cru !
Une croyance, pas plus … En réalité, un zéro c’est un immense potentiel qui reste à révéler. Ainsi ce point, au lieu d’être une douleur larvée, mise de côté, devient la clé d’une libération
tant espérée, la lumière éclairant les abysses
du chaos. Repartant de zéro, nous quittons
le point mort. Riches de notre expérience,
nous sortons de la longue nuit et entamons
une mutation salvatrice vers un point
de bascule, vers une idée réalisatrice
qui nous permettra de surgir du néant.
C’est alors que le dragon, retenu
dans nos entrailles, s’envole et quitte les limbes de l’obscurantisme. Porté par le Zéphyr,
le vent printanier, il s’affranchit du passé
pour créer un nouveau monde issu d’une source lumineuse, annonciateur d’une infinité
de réalités ! Le Zéro et le point enfin réunis
ne font qu’un. Et l’infini ? L’infini abroge
toutes les limites, puisqu’il n’en a pas. Il est
sans borne, sans frontière, sans contour, rien n’est précisé, rien n’est délimité. L’infini est
un état de virginité totale, dépouillé
de toute influence, qui enfantera ce que l’esprit sain lui soufflera. Prions simplement
pour que cet esprit-là soit conscient
de sa véritable nature divine et universelle avant de se recréer…
Au fait, cette histoire de Vierge enceinte
d’un esprit sain, ça ne vous rappelle rien ?
Nous reviendrons plus tard sur cette idée…
La Haye, le 20 novembre 2025
Véronique Sabard
La métamorphose du Papillon : J’ai conçu
des accompagnements pour vous aider
à mieux vous connaître et à libérer
les blocages et les blessures qui entravent
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Pour tout renseignement contactez-moi :
06 44 25 88 04
arabesquesenergies@gmail.com
arabesquesenergies.fr
Point Zéro situé sur le parvis de Notre Dame à Paris
Sources :
Clé universelle des sciences secrètes, Pierre Vincenti Piobb, Éditions Alliance magique, 2021
Dictionnaire abrégé Latin-Français, F. Gaffiot, Hachette, 1936
Dictionnaire des symboles, Jean Chevalier & Alain Gheerbrant, éditions Robert Laffont, 1982
Du chiffre, Jérôme Peignot, éditions Jacques Damasse, 1982
Égypte, les mystères du sacré, Fernand Schwarz, Éditions du Félin, 1986
Encyclopédie des symboles, Hans Biedermann, éditions Livre de poche, 1989
La langue sacrée : la cosmoglyphie, le mystère de la création, Émile Soldi, Librairie Achille Heymann1897
Livre des morts des anciens égyptiens, Grégoire Kolpaktchy, J’ai lu, 2002
La science des Nombres, Paput, The cubic stone, 2020
Le Livre des symboles, éditions Taschen, 2010
Livre d’or des symboles, M. Battistini & L. Impelluso, éditions Hazan, 2012
Mère-Fille, Éric Berrut, Les éditions de Janus, 2007
Sur les chemins étoilés de Lascaux, Chantal Jègues-Wolkiéwiez, Éditions La Pierre Philosophale, 2011
Tabula smaragdina/La table d’émeraude, Hermès Trismégiste
Tao Te King, Lao-Tseu, Dervy, 2000
Téogonie, Hésiode
Uranus, le ciel étoilé, Éric Berrut, 2019
Yi King, Richard Wilhem/trad Étienne Perrot Éditions Médicis, 2013
cnes.fr
dharmapedia.fr
fr.wikipédia.org
jepense.org
theartcycle.fr
Le véritable mouvement de la Terre dans l’espace / Balade mentale :
https://www.youtube.com/watch?v=EoKm6P2Sl6w
La sagesse du vide / Thich Nhat Hanh :
texte passionnant. Merci